L’Église catholique romaine,
De la chute de l’Empire romain au Haut Moyen Âge

En 312, l’Empereur romain Constantin se convertit au christianisme, prenant le titre de souverain pontife suite à un changement de dévotion s’inscrivant plus dans une ambition personnelle que dans une réelle conversion à l’Evangile de Christ. 

Il étendit la tolérance religieuse au christianisme, et promulgua l'édit de tolérance de Milan, qui délivrait les chrétiens de la crainte de la persécution. 

Pendant son règne, il ordonna la construction d’églises un peu partout dans l'empire et le christianisme romain vint à influencer tous les aspects de la vie de l’Empire.

A Nicée en 325, lors du concile, les évêques qui n’avaient pas adhéré à la confession de foi, furent saisis de crainte en apprenant l’arrêt de l’empereur Constantin, et s’empressèrent de signer. Ceux qui refusèrent furent exilés.

A partir de 325, les conciles se succédèrent, affirmant le christianisme romain qui en 391 devint la religion d'État officielle de l’Empire.

Sirice (384 à 399) est le premier évêque à s’octroyer le titre de pape au sens de Père des autres évêques. 

A Rome, la papauté fait ses premiers pas, tandis qu’à Constantinople, capitale de l’Empire d’Orient depuis 330, sont revendiqués les mêmes privilèges.

Rome apparaît de plus en plus comme le centre de l’Église latine et la reconnaissance du primat romain progresse dans tous les domaines, qu’ils soient d’ordre dogmatique, disciplinaire et juridictionnel. 

 

L’Église romaine et la fin de l’Empire Romain

En 391, l'empereur Théodose (379 - 395) mit un terme au culte païen traditionnel, et reconnut le christianisme comme religion officielle de l'Empire. 


A la fin du IVe siècle, les Huns, originaires d'Asie centrale, émigrèrent en Europe de l'Est. 

Ils poussèrent les tribus germaniques vers Rome. Certains reçurent des terres à l'intérieur de l'Empire en contrepartie du service militaire, mais ils se révélèrent des alliés peu fiables. 

L'empire d'Occident fut incapable de résister aux invasions barbares en Gaule, en Espagne et en Afrique du Nord. 

De 434 à 453, les Huns conduits par Attila dévastèrent l'Empire romain, mais en 451, la bataille des champs Catalauniques mis fin à cette invasion en Gaule, et la coalition Romano-Germaine fut victorieuse et obligea Attila à se replier.

Suite à des querelles théologiques, l’unité culturelle entre Latins et Grecs se déchire et l’Église d’Occident acquiert son autonomie doctrinale sous l’influence de penseurs de langue latine. 

Au cours des ans, l’Occident et l’Orient se séparent, chacun cherchant à s’affirmer.

 

Léon Ier (440 à 461) se proclame « Pontifex maximus », signifiant grand pontife, titre que l’empereur avait abandonné au 4ème siècle, et s’attribue le droit de diriger l’ensemble de l’Église.

Il invite les autres évêques à se soumettre à son autorité. 

En 451, Léon 1er refuse le 28ème canon du concile de Chalcédoine qui fait de Constantinople l’égale de Rome. Conscient de ses prérogatives, il s’adresse avec autorité aux rois barbares. 

L’Empire romain d'occident s’effondre en 476 ouvrant les portes au Haut Moyen-Age.

En Occident apparaît au Ve siècle le culte à Marie, particulièrement chez les ecclésiastiques, le peuple préférant vénérer les reliques de saints locaux.

 

Le Haut Moyen-Âge

Le Haut Moyen Âge débute à la chute de l'Empire Romain d’Occident en 476 et s’étant jusqu’à l’an 1000.

Le Vème siècle voit se creuser un fossé entre ce que fut l’Empire l’Occident et l’Empire d’Orient.

En Europe, les régions se sont séquencées en nombreux royaumes alors qu’en Orient, l’Empire est toujours existant. 

L’évangélisation progresse dans l’ancien Empire romain d’occident, malgré nombre d’invasions barbares qui déferlent, mais dans cet effondrement général, l’Église romaine résiste. 

La conversion au christianisme de Clovis, roi des Francs, au début du VIe siècle, marquera les esprits. 

Le début du Moyen-Âge voit apparaître le système féodal qui prend naissance de la faiblesse des États et de l'insécurité qu'elle engendre.

Le château devient le centre d'une société économique locale comprenant la seigneurie, la garnison, les écuries, les entrepôts, les magasins, les fours, les ateliers. les habitations. 

Les seigneurs, le clergé, les soldats, les paysans libres (vilains), les artisans, des serfs (paysans attachés à la terre d’un seigneur) forment l’ensemble de la population.

On distingue trois ordres : la noblesse, le clergé, le tiers état.

 

L’église Catholique Romaine dans le Haut Moyen-Âge

Au Haut Moyen âge, l'Église Catholique Romaine joue un rôle très important dans la société. 

Elle est à l'origine du découpage de la société entre ceux qui combattaient, ceux qui priaient et ceux qui travaillaient (98 % de la population). 

Elle est chargée de diriger et d'organiser le culte, jouant un rôle politique influant, elle est positionnée à une place indispensable lors du sacrement des rois et des empereurs.

Elle est en charge de l'enseignement et de l’aide aux plus faibles et aux plus démunis. 

Elle crée des Hôtels-Dieu (hospices) et des universités. 

Pour limiter les dégâts des guerres entre seigneurs sur le petit peuple, l'Église met en place la Paix de Dieu et la Trêve de Dieu. 

L'Église Catholique Romaine perçoit des impôts sur les populations et reçoit des dons en terres, en meubles ou en argent de la part des puissants qui attendent en retour son aide spirituelle et politique. 

Des abbayes voient le jour et disposent de biens fonciers parfois très étendus sur lesquels elles prélèvent des redevances et taxes. 

Les évêques deviennent de véritables seigneurs à la tête de riches principautés. 

Le clergé se fait obéir et respecter des fidèles. Il distribue les sacrements nécessaires au salut de l'âme. 

Le curé est un personnage incontournable de la vie quotidienne. L'église et le cimetière sont au coeur du village et sont des lieux d'asile et de réunion. Les cloches rythment le temps et le calendrier. Le culte des reliques prend son essor. 

Le IXème siècle place la vierge Marie au sommet de la hiérarchie, au dessus des anges et devient en Occident la médiatrice « reine des cieux ».

 

Organisation de la vie chrétienne 

La vie chrétienne est organisée dans l’objectif de la vie après la mort, notamment comment gagner son salut près de Dieu. 

Celle-ci passe par le respect des enseignements de l'Église pendant la vie terrestre, comme prier Dieu chaque jour, assister à la messe, communier à Pâques, faire l’aumône aux pauvres, verser des dons à l’Église, partir en pèlerinage, dans le but d’obtenir le pardon de ses fautes. 


De nombreux pèlerinages apparaissent en direction de lieux abritant des reliques de saints, tel que Rome, Jérusalem, Saint-Jacques de Compostelle. 

Les chrétiens vivent dans la conscience d'une appartenance à un ensemble moral, dont on doit éviter d’être exclu pour ne pas risquer l’excommunication. 

 

Les premières communautés monastiques. 


En Occident, dès les premiers siècles, des groupes de chrétiens fervents décidés à répondre pleinement à l'appel de Dieu se retirent du monde. 

A partir de l'Antiquité tardive, Eusèbe à Verceil, Ambroise de Milan et Augustin d'Hippone, organisent la vie commune pour leurs clercs et les premiers établissements religieux apparaissent à l’Ouest de l’Empire à partir de la fin du IVe siècle.

Dès le Haut Moyen Âge, les communautés se multiplient tant dans les campagnes que dans les faubourgs des villes.

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