La Bible et la révolution de l’imprimerie

Au milieu du XVe siècle, un progrès technologique bouleverse les méthodes d’écritures, propulsant la société occidentale dans une ère nouvelle, l’imprimerie typographique vient de voir le jour.

Alors que les Chinois ont inventé le papier vers l’an 105 et la xylographie (Impression réalisée à l’aide d’une plaque de bois gravée enduite d’encre), la typographie y apparaît au XIe siècle, avec l’utilisation de caractères mobiles en argile collée.

Au début du XVe siècle, Laurent Coster fabrique des caractères mobiles en bois et Johannes Gutenberg perfectionne la technique en créant des caractères mobiles résistants (alliage d’antimoine et de plomb), et son associé, Peter Schoeffer, imagine de remplacer les moules en sable par des matrices en cuivre.

Cette nouvelle méthode d’impression produit un impact considérable sur la diffusion des idées, notamment issues de l’humanisme et de la Réforme.

En réalisant la première impression de la Bible à Mayence vers 1455, Gutenberg apporte une véritable révolution culturelle. Plus tard, les Saintes Ecritures sont traduites en allemand, en français et en anglais.

A la fin du XVe siècle, douze millions de livres sont imprimés, l’invention se répandant dans toute l’Europe.

Les ouvrages imprimés sont beaucoup moins coûteux que les manuscrits revêtus d’enluminures. Avant la naissance de l’imprimerie, moins de 10% de la population savait lire.

Le XVIe siècle est un tournant décisif dans l’histoire de la Bible car l’invention de l’imprimerie en facilite la diffusion. 

L’humanisme prône un retour aux origines notamment l’étude des langues anciennes comme le Grec et l’Hébreux. Un travail de traduction est réalisé sur les manuscrits originaux permettant des versions en langues parlées courantes, accessibles à un plus large public.

Érasme (1469-1536) publie en 1516, à Bâle, un Nouveau Testament traduit depuis le Grec.

Alors que pendant des siècles l’Occident n’a connu les textes de la Bible à travers la Vulgate (traduction latine de la Bible), les manuscrits grecs rapportés d’Orient au XVe et XVIe siècle révèlent des divergences.

L’édition d’Érasme de 1516 présente le texte original en grec et une nouvelle traduction latine de ce texte, qui vaudra à Érasme de nombreuses critiques.

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